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Dois-je améliorer ma relation avec mon corps ?



Contenu tiré du livre De l’insatisfaction à l’acceptation corporelle, Développer une relation plus positive avec son corps, de Marie-Michèle Ricard, M.Sc., Ps.Éd, psychothérapeute, disponible aux Éditions JFD.


La relation qu’on développe avec notre corps est importante parce qu’elle influence le rapport à nos besoins, à nos émotions, et même avec les autres.


  • Quelle relation entretenez-vous avec votre corps ?

  • Le miroir vous renvoie-t-il une image satisfaisante ou non ?

  • Le nouveau régime amaigrissant vous promettant perte de poids et confiance en soi est-il attirant ?

  • Quelle place votre poids et vos formes corporelles prennent-ils dans votre vie ?


L’image corporelle se développe et peut changer à travers le temps

L’image corporelle se développe au fur et à mesure que l’on vieillit et elle peut changer à travers le temps. Plusieurs facteurs contribuent à son développement, et c’est leur interaction qui détermine l’évaluation qu’une personne fait de son corps. Les particularités physiques, les facteurs psychologiques individuels, les expériences interpersonnelles et la socialisation sont les facteurs déterminants. Tandis que nous avons un contrôle sur certains facteurs, d’autres sont plutôt hors de notre contrôle. Pourquoi est-ce important de les connaître ? Justement pour comprendre d’où vient la relation qui se développe entre une personne et son corps, et pouvoir mettre l'accent sur les facteurs qu’on peut contrôler (comme avec les expériences interpersonnelles) ainsi que de pouvoir réagir adéquatement.

Saviez-vous qu’à travers différentes expériences, toutes les personnes significatives (comme les parents, grands-parents et éducatrices) peuvent devenir de bons alliés, tout comme fragiliser l’enfant ou le jeune dans le développement de leur image corporelle ?


Les racines de l’insatisfaction corporelle se présentent dès l’âge de 4 ans

Très tôt en enfance sont observées certaines formes d’insatisfaction corporelle. Ensuite, dès l’entrée à l’école primaire, on observe une recrudescence de l’insatisfaction, de pair avec l’augmentation de la socialisation. L’apogée de l’insatisfaction corporelle s'observe à l’adolescence, avec les chamboulements apportés par la puberté et les réalités de cette étape développementale cruciale. On observe ensuite que l’insatisfaction se stabilise jusqu’à l’âge adulte.

Est-ce à dire que nous n’avons aucun contrôle sur la relation qu’on développe avec notre corps ? Pas du tout. Justement, selon les périodes développementales (enfance, adolescence, âge adulte), beaucoup peut être fait par les parents, le personnel enseignant, le personnel de garde ou professionnel, ou encore soi-même en tant qu’adulte. Pourquoi agir ? Pour éviter plusieurs conséquences possibles comme une baisse de l'estime de soi, des résultats scolaires plus faibles, un développement de symptômes dépressifs et anxieux, et un risque de développer un trouble des conduites alimentaires.



Les régimes amaigrissants et le pèse-personne sont des pratiques qui nuisent à la relation qu’on entretient avec notre corps

On estime qu’environ 95 % des femmes font au moins un régime dans leur vie et qu’au moins la moitié des Québécoises en font plus de deux par année pour tenter de contrôler leur poids ou d’en perdre. Les régimes amaigrissants existent depuis pratiquement toujours. Un bref survol de la dernière décennie nous en apprend beaucoup sur les modes en lien avec les régimes. On le répète depuis plusieurs années : ceux-ci ne permettent pas de maintenir une perte de poids à long terme, nuisent au métabolisme et peuvent même induire une prise de poids. Pourtant, l’industrie de l’amaigrissement fait des milliards de profits a-n-n-u-e-l-l-e-m-e-n-t en profitant de la vulnérabilité de plusieurs.


Le corps réagit aux régimes amaigrissants. Il est fort probable qu’on observe le développement de restrictions alimentaires, tout comme de la surconsommation. Savez-vous que ce sont des conséquences tout-à-fait normales des régimes ? Quant à l'utilisation du pèse-personne, elle contribue à maintenir les préoccupations corporelles en misant sur un contrôle externe (le chiffre sur le pèse-personne), au détriment d'un contrôle interne (faim, satiété, goût).


L’alimentation intuitive propose de bonnes pratiques pour améliorer son image corporelle

L’alimentation intuitive propose 10 principes liés à l’alimentation, mais aussi à l’acceptation de son poids naturel et de son corps, à la gestion des émotions et à la pratique d’activité physique pour le plaisir. Plusieurs études et méta-analyses ont été conduites sur l’alimentation intuitive qui démontrent que cette pratique est liée à un meilleur bien-être, à des comportements alimentaires équilibrés, à moins de détresse liée au corps et à l’alimentation, à moins de psychopathologie et à une meilleure estime. Pourquoi s’en passer ?


Il existe plusieurs activités afin d’améliorer son image corporelle

Améliorer son image corporelle, cette perception liée à son corps, est un cheminement qui demande un investissement. Aucune baguette magique ne peut changer en un battement le rapport qu’on développe avec son corps (même si plusieurs le voudraient et le cherchent !). Toutefois, plusieurs activités différentes et plusieurs exercices (comportementaux ou cognitifs) existent qui permettent d’améliorer les émotions ressenties et les pensées qu’on entretient. L’important, c’est d’y aller un petit pas à la fois. Lentement, mais sûrement.


Développer sa prise de conscience, en d’autres mots, « se voir aller » et accepter de changer certains comportements, certaines attitudes. Améliorer son image corporelle, c’est possible. Et lorsqu’on entreprend ce chemin, personne ne peut nous l’enlever. C’est justement un des objectifs de ce travail : reprendre le pouvoir sur notre propre corps, au détriment d’un contrôle externe, contrôlé par des images idéalisées, des normes de société, des règles décidées par autrui.


« Notre corps nous appartient. Il n’en tient qu’à nous de former une équipe et d’apprendre à vivre en harmonie avec lui. »

De l’insatisfaction à l’acceptation corporelle Développer une relation plus positive avec son corps par Marie-Michèle Ricard, M.Sc., Ps.Éd, psychothérapeute Préfaces de Julie Artacho et Caroline Huard (Loounie Cuisine)

Éditions JFD 6X9"; 155 pages; 16 et plus 9782897991647